Les Noms du Havre
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« Les mots du Havre » étant surtout une étude de noms, de vocabulaire, les questions de syntaxe sont peu nombreuses. Pour les traiter, nous avons suivi les recommandations de Maurice Grevisse.

 La particule « de »

On ne met généralement pas la particule « de », dans les noms de voies, entre le nom générique (rue, impasse, allée...) et un nom de personne. On dit « rue Jules Massenet » et non « rue de Jules Massenet ». « Le second élément n’est pas un génitif possessif, mais une sorte d’étiquette » (Grevisse). Si le nom de la personne est précédé d’un titre, la particule est obligatoire. On doit dire « rue du Commandant Abadie » et non « rue Commandant Abadie ». Grevisse donne cet exemple : avenue de la Reine Astrid. Voir notre premier mot du jour, celui du 7 septembre 2013.

Jean-Claude Lefort, dans son livre sur Soquence (Soquence, un quartier mal connu du Havre), se demande s’il faut dire « rue du Commandant Abadie » ou « rue Commandant Abadie ». Dans le doute, il écrit rue (du) Commandant Abadie.

Quand le complément du nom générique est un nom de lieu, « l’usage le plus suivi » est d’utiliser la particule. Ainsi « rue de Washington » pour la ville et « rue Washington » pour l’homme. « Rue Lefèvreville » et « rue Percanville » peuvent coexister avec « rue de Lefèvreville » et « rue de Percanville ».

Ça se complique si le nom de la personne comporte la particule « de » (nobiliaire ou non). Faut-il dire « rue de Suffren » ou « rue Suffren » ? Au Havre, on dit « rue de Balzac », mais « rue Balzac » est souvent préféré.

 La particule « à »

Elle persiste dans les appellations « rue aux Moines », « place de la Mare au Clerc ». Cette tournure aujourd’hui familière était fréquente autrefois : « rue aux Cailloux », « sentes aux Oies », etc.).

 Pluriel des noms propres

Les noms propres de personnes n’ont pas toujours été invariables au pluriel. On écrivait « quay aux Videcoqs ». Aujourd’hui on écrit « Champs Barets » et peut-être ce nom vient-il de celui d’une famille « Baret » propriétaire des champs.

 Trait d’union

Sur le trait d’union, Grevisse écrit : « En France, l’administration des postes met le trait d’union dans les noms propres devenus noms de rues ; le même usage s’observe parfois sur les plaques officielles indiquant les noms des rues : Rue de l’Abbé-de-l’Épée, rue Charles-Nodier, avenue du Maréchal-Lyautey. Selon l’Office de la Langue française (cf. Figaro, 2 juillet 1938), si une telle pratique peut être utile dans les travaux de l’administration des postes, elle n’est, dans l’usage ordinaire, d’aucune utilité ».

Ainsi, en utilisant modérément le trait d’union, on pourra être plus précis. On écrira « rue Alain Gerbault » mais « sente Alain-Fournier » (voir : 9 septembre 2013) et « rue Erckmann-Chatrian » (voir : Deux personnes). On écrira « rue Jean-Jacques Rousseau » et non pas « rue Jean-Jacques-Rousseau », « rue Pierre Mendès France » et non pas « rue Pierre-Mendès-France » (ni « rue Pierre Mendès-France » d’ailleurs), voir notre mot du jour du 18 octobre 2014.



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